C’est un véritable coup de tonnerre sur la Côte d’Azur. En pleine crise de résultats et après des incidents majeurs avec les supporters, Fabrice Bocquet quitte ses fonctions de président de l’OGC Nice. Pour stopper l’hémorragie, le groupe INEOS rappelle une figure légendaire du club : Jean-Pierre Rivère.
Un départ « d’un commun accord » en pleine tempête
Le communiqué officiel est tombé ce vendredi : l’OGC Nice et Fabrice Bocquet mettent fin à leur collaboration après trois ans et demi de travail commun. Si le club évoque une décision prise « d’un commun accord », ce départ ressemble fort à une éviction nécessaire face à la dégradation des relations entre la direction et le public niçois. « Il était opportun d’ouvrir un nouveau cycle pour permettre au Club de retrouver une dynamique conforme à ses objectifs », précise le Gym, actant l’échec de la gouvernance précédente dans la gestion de la crise actuelle.
Le retour des « historiques » : Le duo Rivère-Cohen aux manettes
Pour assurer la transition et éteindre l’incendie, le club azuréen mise sur la fibre nostalgique et l’expertise locale. Jean-Pierre Rivère reprend son fauteuil de président, épaulé par un autre ancien dirigeant emblématique, Maurice Cohen, nommé Vice-Président délégué annonce le club sur son site internet. Ces deux figures, profondément attachées à l’institution, ont accepté d’unir leurs forces pour « servir l’Institution dans un moment complexe ». Ce binôme d’expérience aura pour mission immédiate de ramener le calme au centre d’entraînement et de redresser la barre sportive.
L’Analyse de la Rédaction : Le retour au source pour sauver INEOS
En rappelant Jean-Pierre Rivère, le propriétaire Jim Ratcliffe (INEOS) fait un aveu de faiblesse autant qu’un choix politique habile. La présidence de Fabrice Bocquet était perçue comme trop « technocratique » et éloignée de l’identité niçoise, ce qui a exacerbé les tensions avec les ultras. Rivère, architecte du grand Nice des années 2010, dispose d’un crédit immense auprès des fans. Son retour est un bouclier médiatique indispensable pour INEOS, mais le défi est immense : il ne s’agit plus seulement de plaire, mais de reconstruire un effectif mentalement touché et une structure sportive en plein doute.
Le retour de Jean-Pierre Rivère est-il suffisant pour réconcilier les supporters avec la direction de l’OGC Nice ?
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