Trente ans après l’arrêt qui a révolutionné le marché des transferts en mettant fin aux quotas de joueurs étrangers et en libérant les sportifs en fin de contrat, Jean-Marc Bosman a fait une révélation surprenante. L’ancien défenseur belge a raconté à L’Équipe l’échange qu’il a eu avec Adrien Rabiot – qui a lui-même obtenu gain de cause face au PSG en fin de contrat en juin – et sa mère, Véronique Rabiot. Ces derniers l’ont remercié de manière concrète : « Elle m’a dit aussi que son fils jouait au PSG, mais moi, je ne suivais plus trop le foot. […] Elle m’a expliqué : « On veut faire quelque chose pour vous, parce qu’on voit le combat que vous avez mené, on comprend. » »
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Un double don inattendu
Jean-Marc Bosman, qui a souvent exprimé avoir souffert des conséquences de l’arrêt portant son nom, raconte avoir été « complètement stupéfait » par la générosité des Rabiot. L’échange a eu lieu en décembre 2018, alors qu’Adrien Rabiot était écarté du groupe au PSG :
- Premier versement : Après l’avoir contacté par téléphone et demandé ses coordonnées bancaires, Véronique Rabiot lui a fait un virement de 10 000 euros.
- Deuxième versement : Quelques mois plus tard, elle s’est déplacée à Liège avec le frère d’Adrien et une amie, lui donnant à cette occasion 10 000 euros supplémentaires en liquide.
« J’étais complètement stupéfait. Elle était d’une gentillesse… », a témoigné Bosman, reconnaissant rapporte L’Equipe.
Une quête de reconnaissance qui perdure
Bien qu’il ait été remercié par la famille Rabiot, Jean-Marc Bosman, aujourd’hui retraité en Belgique, continue de demander une reconnaissance officielle du monde du football pour son combat historique. Il a d’ailleurs lancé une pique à l’actuel président de la FIFA :
« Regardez, par exemple, ce qui serait comique, là : comme Gianni (Infantino) remet des médailles à tout le monde, il devrait m’appeler et me remettre la médaille de la liberté. »









