Le ton monte à la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Au lendemain de la défaite des Bafana Bafana face à l’Égypte (1-0), Hugo Broos a troqué son costume de technicien pour celui de critique acerbe. Le sélectionneur belge ne cache plus sa déception face à une organisation qu’il juge déconnectée de la ferveur habituelle du football africain.
Une ambiance « fade » loin des standards ivoiriens
Fort de son expérience sur le continent depuis une décennie, Hugo Broos n’a pas pris de gants pour comparer cette édition marocaine aux précédentes. Pour le vainqueur de la CAN 2017, le contraste est saisissant. « Je ne sens pas la même vibe qu’en Côte d’Ivoire ou au Gabon. Là-bas, à chaque seconde, on sentait qu’on était dans un tournoi », a-t-il regretté ce samedi devant la presse. Le Belge déplore l’absence de liesse populaire lors des trajets en bus et un public qu’il juge peu investi, citant l’atmosphère atone du match face à l’Angola en ouverture.
Chaos aux abords du stade : « Ma femme était apeurée »
Au-delà de l’ambiance, ce sont les failles sécuritaires et organisationnelles qui irritent Broos. Sa propre famille a été prise dans des bousculades avant le choc contre l’Égypte. « La police bloquait tout le monde. Des gens avec des tickets ne pouvaient pas rentrer à cause de fans sans billets qui forçaient l’entrée », dénonce-t-il, rapporte RMC Sport, précisant que son épouse s’est sentie en danger avec ses petits-enfants. Pour le coach sud-africain, les infrastructures modernes ne suffisent pas : « C’est cool de jouer dans de beaux stades, mais s’ils ne laissent pas les portes ouvertes, personne ne vient. »
L’Analyse de la Rédaction : Un Maroc trop policé pour la CAN ?
Le coup de gueule d’Hugo Broos soulève une question de fond : le Maroc a-t-il voulu trop bien faire en misant sur une organisation « à l’européenne » ? En privilégiant un contrôle strict et des périmètres de sécurité imposants, les autorités semblent avoir bridé la spontanéité et la chaleur humaine qui font le sel de la CAN. Si la Côte d’Ivoire avait placé la barre très haut en termes de fête populaire, le Maroc, lui, semble pour l’instant privilégier l’aspect vitrine technologique au détriment de l’âme du tournoi. Pour Broos et ses joueurs, le défi sera de trouver la motivation interne pour affronter le Zimbabwe lors d’une dernière journée qu’il prévoit déjà « fade ».
Partagez-vous l’avis d’Hugo Broos sur le manque d’ambiance de cette CAN 2025 au Maroc ?










