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Entourage de Labrune : « Vincent veut vraiment partir, mais pour sortir par le haut, pas sur un échec »

Vincent Labrune, président de la LFP

Malgré une année 2025 particulièrement tumultueuse marquée par l’échec retentissant de l’appel d’offres des droits TV et une forte contestation, le président de la LFP, Vincent Labrune, se maintient en poste et s’apprête à diriger une assemblée générale étonnamment apaisée. Face aux spéculations récurrentes sur son départ, l’entourage du dirigeant a clarifié ses intentions. S’il est fatigué, Labrune ne veut pas donner le sentiment de céder à la pression : « Vincent veut vraiment partir, mais en profitant de la réforme pour sortir par le haut et ne pas donner le sentiment de sortir sur un échec. » Son maintien est une manœuvre politique en attendant le bon moment.

La volte-face des droits TV et les critiques non éteintes

L’ancien président de l’OM a été fortement critiqué suite à l’échec de la vente des droits télévisuels et la valse des diffuseurs (beIN Sports, DAZN), entraînant une chute vertigineuse des revenus pour les clubs. Il a également été stigmatisé pour la forte augmentation de son salaire après l’accord avec le fonds CVC.

Sa position a été en partie protégée par l’arrivée de Nicolas de Tavernost à la direction générale de LFP Media, un bouclier qui le rend moins exposé selon L’Equipe. Un de ses intimes note d’ailleurs : « Le problème avec Canal+ n’était pas que du fait de Vincent, puisque Nicolas ne fait pas mieux. » Labrune se concentre désormais sur la réforme de la gouvernance du football professionnel.

Le Parquet national financier, seule véritable menace

Si l’opposition interne est limitée et que des figures influentes comme Nasser al-Khelaïfi l’encouragent à rester, Labrune semble en position de force pour aller au bout de son mandat. Il a d’ailleurs multiplié les gestes d’apaisement, comme la diminution de son salaire à 23 000 euros mensuels et le plaidoyer pour une meilleure répartition des droits TV internationaux.

Toutefois, une ombre persiste : l’enquête du Parquet national financier (PNF) ouverte en février 2024 pour des soupçons de corruption et de prise illégale d’intérêts dans le cadre de l’accord CVC. Selon certaines sources, l’accélération de cette enquête est la seule chose qui pourrait bousculer la feuille de route du président de la LFP avant la fin de son mandat.

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