L’entraîneur de l’OGC Nice, Franck Haise, a finalement décidé de rester à son poste malgré la crise profonde et les violences subies par ses joueurs. Après deux jours de réflexion, il a mis fin aux spéculations de départ, s’expliquant en conférence de presse ce mercredi. Très affecté par l’épisode violent de dimanche, il a avoué avoir été à deux doigts de la rupture. Haise justifie son choix par un engagement éthique fort : « J’ai vraiment pensé à rompre mon engagement avec le club. Plus que penser, même. Mais je reste pour l’humain. Cette nuit, je ne dormais pas et je me suis dit que je ne pouvais pas lâcher. » Un maintien qui s’accompagne d’une vive critique de l’inaction de sa direction.
Des violences « inacceptables » et des responsabilités non assumées
Franck Haise est revenu avec force sur la gravité des événements survenus au centre d’entraînement, contredisant les rumeurs minimisant les faits. Il a insisté sur l’aspect physique des agressions :
« On ne peut pas occulter ce qu’il s’est passé. Quand j’entends qu’il ne s’est pas passé grand-chose… Il y a des joueurs qui se sont fait taper. On n’a pas 5 et 7 jours d’ITT par hasard. » explique-t-il dans un entretien accordé à L’Equipe.
L’entraîneur a ensuite dénoncé l’absence de soutien immédiat de la part de la hiérarchie, estimant que personne n’assumait ses responsabilités : « Il faut assumer ses responsabilités et ça n’a pas été le cas. »
Un sentiment d’être seul en première ligne
La déclaration la plus cinglante du technicien concerne ses dirigeants et son actionnaire. Haise révèle qu’il a dû lui-même appeler le président pour obtenir des nouvelles et que la communication avec la direction générale est inexistante, allant jusqu’à lire un message du directeur général d’Ineos Sport en direct :
« Je n’ai pas eu l’actionnaire, ni le responsable de l’actionnaire depuis dimanche soir, et c’est moi qui ai appelé le président lundi en fin de journée… »
Il réfute également catégoriquement les rumeurs selon lesquelles son maintien serait lié à une question financière, affirmant être prêt à s’asseoir sur ses 43 mois de salaire : « Ce n’est absolument pas par rapport à ça que je suis resté, ça n’a jamais été une question d’argent, et avec moi, ce sera toujours une question de valeurs humaines. » L’objectif est clair : se battre pour le maintien sportif et moral de l’équipe.










