Régulièrement critiqué pour son style de management jugé très direct, le président du LOSC, Olivier Létang, a accordé un entretien pour répondre à ses détracteurs. D’abord sur la défensive, il a rapidement assumé son mode opératoire, qu’il juge nécessaire pour le succès du club lillois : « Je suis entrepreneur, pas diplomate. Nous ne sommes pas dans le monde des bisounours et on ne passe pas de la 109e place à la 26e place au classement UEFA sans être très, très exigeant. »
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L’exigence, seule voie vers la victoire
Alors qu’on lui demande s’il ne suscite pas la crainte, Olivier Létang insiste sur sa seule obsession : la réussite du LOSC. Il explique que cette quête du succès impose une rigueur extrême comme il l’explique dans un entretien accordé à L’Equipe ce mardi :
« La seule chose qui m’intéresse, c’est de protéger, de faire grandir et de faire gagner mon club, sportivement et économiquement. […] Je suis obsédé par une chose : gagner. Parce que je sais que si on fait tout à la perfection, peut-être, alors, qu’on gagnera. Mais si on ne fait pas tout à la perfection, il est certain qu’on ne gagnera pas. »
Le dirigeant lillois reconnaît être « très direct » et « excessif », mais réfute l’idée d’être « colérique ».
Un club sauvé de la mort
Interrogé sur les collaborateurs qui pourraient souffrir de son management, Olivier Létang contre-attaque en soulignant le contexte difficile de son arrivée et l’adhésion d’une majorité de ses équipes :
« C’est peut-être la perception de certaines personnes. Mais une très grande majorité des gens qui ont travaillé avec moi veulent me suivre dans mes nouveaux projets. […] On est arrivés ici, le club était mort. À un moment donné, il faut de l’exigence. Il faut être un peu fou, aussi. »
Il a également fait référence à son mentor, Christophe Chenut, dont l’influence et les réseaux l’ont suivi jusqu’au LOSC, preuve selon Létang qu’il n’est pas si isolé qu’on pourrait le penser.










