Le dénouement cruel de ce Trophée des champions à Koweït City a laissé des traces. Malgré une performance de haut vol, l’Olympique de Marseille s’est incliné aux tirs au but face au Paris Saint-Germain. Un échec insupportable pour un Roberto De Zerbi qui, pour la première fois, a laissé éclater son émotion devant ses joueurs.
L’émotion d’un coach « dévasté »
C’est un entraîneur marqué physiquement et moralement qui s’est présenté en zone mixte. Loin de la colère froide affichée après Nantes, Roberto de Zerbi a cette fois partagé sa peine. « La première chose que j’ai dite à mon équipe, c’est que je n’ai jamais pleuré après une défaite. Aujourd’hui, j’ai pleuré quand je suis rentré aux vestiaires », a-t-il avoué rapporte La Provence. Pour « RDZ », la douleur vient du sentiment d’avoir touché du doigt l’objectif : « On méritait de gagner. Ce qui me désole, c’est que nous avions envie d’écrire l’histoire de l’OM et on n’a pas réussi. »
Un match référence pour la suite
Pourtant, au-delà de la tristesse, De Zerbi retient une satisfaction technique et mentale immense. Face à un PSG qu’il considère comme la meilleure équipe d’Europe, ses joueurs ont répondu présent dans tous les domaines. « Il y avait tout : le jeu, le caractère, la partie défensive, la technique », a-t-il analysé. Le technicien exige désormais que ce niveau d’engagement devienne la norme et non l’exception : « On doit demander ce type de prestation à chaque match et trouver une continuité. »
L’Analyse de la Rédaction : Une défaite qui peut servir de déclic
Paradoxalement, cette défaite aux tirs au but pourrait être plus fondatrice que le revers face à Nantes. En poussant le grand PSG de 2025 dans ses derniers retranchements, l’OM a prouvé qu’il avait retrouvé sa « faim ». Les larmes de De Zerbi témoignent de son attachement viscéral au club et de son ambition dévorante. Si les Marseillais parviennent à transformer cette frustration en carburant pour la fin de saison en Ligue 1, ce voyage au Koweït restera, malgré le trophée perdu, le véritable acte de naissance d’une équipe « forte » capable de rivaliser avec les plus grands.
Selon vous, l’OM est-il désormais le seul vrai rival capable de bousculer le PSG sur la durée en France ?








