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Premier League : Un Boxing Day au rabais ! Arsène Wenger crie à la trahison !

Arsène Wenger ancien coach d'Arsenal

Le 26 décembre n’est plus ce qu’il était. Pour la première fois depuis plus de quarante ans, le mythique « Boxing Day » britannique a été réduit à sa plus simple expression. Avec une seule et unique affiche au programme ce vendredi soir, Manchester United contre Newcastle, l’indignation gronde chez les amoureux du football authentique.

Une rupture historique depuis 1982

Habituellement synonyme de multiplex effréné et de stades pleins aux quatre coins du pays, le Boxing Day 2025 ressemble à une page blanche. L’instance de la Premier League a justifié ce choix par la nécessité d’allonger les plages de repos des joueurs, asphyxiés par un calendrier européen toujours plus dense. Si les autres matchs de la 18e journée sont décalés aux 27 et 28 décembre, cette décision passe mal. Il faut remonter à 1982 pour trouver trace d’un menu aussi peu copieux, une anomalie dans un pays où le football de Noël est une religion.

Arsène Wenger et les fans crient à la trahison

Les réactions n’ont pas tardé, à commencer par celle de l’emblématique Arsène Wenger. « C’est triste. J’adorais l’effervescence nationale à cette période. Les supporters pourraient le vivre comme une trahison », a confié l’ex-boss d’Arsenal à L’Equipe. Du côté des tribunes, la colère est encore plus vive. Greg Mitchell, fondateur du groupe de fans de Nottingham Forest « Forza Garibaldi », fustige une dérive commerciale : « La Premier League se soucie moins des supporters que des entreprises du monde entier qui achètent les droits télévisés. C’est du business avide. »

L’Analyse de la Rédaction : La fin de l’exception culturelle anglaise ?

En sacrifiant son Boxing Day sur l’autel de la récupération physique et des impératifs télévisuels, la Premier League envoie un signal inquiétant. L’Angleterre, qui s’est toujours targuée de ne pas faire de trêve hivernale pour préserver son lien unique avec les fans, semble s’aligner progressivement sur les standards européens. Ce « Boxing Day à un seul match » est peut-être rationnel pour les organismes des joueurs, mais il brise un pacte social centenaire. Si le spectacle reste assuré par le choc entre Manchester United et Newcastle à Old Trafford, le parfum de fête nationale, lui, s’est sérieusement évaporé.


La Premier League a-t-elle raison de privilégier la santé des joueurs au détriment de la tradition du Boxing Day ?

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