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Riolo (After Foot) sur la crise à Nice : « Rien n’est géré, on a fait n’importe quoi à tous les niveaux »

Daniel Riolo, le journaliste de RMC

La situation est plus que tendue à l’OGC Nice. Après une nouvelle défaite à Lorient (3-1), le retour des joueurs au centre d’entraînement a été marqué par des affrontements violents avec des supporters en colère. Si la violence est unanimement condamnée, les membres de l’émission After Foot sur RMC pointent la responsabilité principale sur la direction. Daniel Riolo a notamment dénoncé une absence totale de gestion à la tête du club : « Quand tu en arrives à un état de déliquescence aussi grand, c’est que rien n’est géré dans une institution. » Une critique acerbe qui cible directement les choix stratégiques du propriétaire Ineos.

La colère de l’After Foot contre la direction d’Ineos

L’onde de choc des événements survenus dimanche soir à Nice en Ligue 1 continue de secouer le football français. Tandis que l’on apprenait l’arrêt de travail de joueurs comme Terem Moffi et Jérémie Boga, victimes présumées de coups, le débat sur la gestion du club par Ineos s’intensifiait sur RMC.

Daniel Riolo, chroniqueur habituel de l’émission, s’est interrogé sur les conséquences à long terme de cette crise, allant au-delà de la seule violence des supporters. Il met en lumière une désorganisation généralisée :

« Que va-t-il se passer quand tu es face à un club qui n’est pas géré où on a fait n’importe quoi à tous les niveaux ? Ça ne veut pas dire que ça justifie quoi que ce soit mais quand tu en arrives à un état de déliquescence aussi grand, c’est que rien n’est géré dans une institution. »

Un abandon total du Gym : « Ni dirigé, ni incarné »

Même son de cloche du côté du journaliste Jean-Louis Tourre qui, au-delà des résultats sportifs catastrophiques, regrette l’absence de figure forte capable d’établir un lien avec le public. Il fustige la vacance du pouvoir au sein du club azuréen :

« On a l’illustration d’un club ni dirigé, ni incarné. […] Ineos et la vacance du pouvoir provoquent aussi ces attitudes. »

Tourre prend l’exemple des comportements des joueurs (Moffi plaisantant avec le président adverse, Boga et l’histoire des places) qui ne sont pas recadrés par la direction, ce qui aggrave la frustration des fans. L’absence de l’actuel président, Fabrice Bocquet, lors du retour mouvementé des joueurs est également pointée du doigt :

« Si tout le monde est averti par des groupes WhatsApp que ça va être chaud la rencontre avec les supporters et le bus, le président doit être dans le bus. »

Pour l’équipe de l’After, l’accumulation des erreurs de gestion, le manque de leadership et les attitudes déplorables de certains joueurs ont créé un terreau fertile pour la colère des supporters, dont seule la violence n’est pas acceptable.

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