Le déplacement de l’équipe de France en Azerbaïdjan ce dimanche (18 heures), bien que sans enjeu direct puisque les Bleus sont déjà qualifiés pour la Coupe du monde, est loin d’être une rencontre « pour rien ». Pour le sélectionneur Didier Deschamps, ce match revêt une importance capitale : il est devenu un véritable « match de sélection » pour la moitié des joueurs de champ présents à Bakou. L’issue de cette confrontation pourrait sceller l’avenir de plusieurs prétendants à une place dans l’effectif final pour la Coupe du monde aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
L’enjeu des 10 places restantes
Depuis la victoire contre l’Ukraine (4-0) jeudi soir, le rendez-vous contre l’Azerbaïdjan est devenu une ultime audition avant la liste de mars. Si, traditionnellement, les choix du printemps préfigurent les choix définitifs, ce que Deschamps voit à l’automne est souvent décisif.
???? La structure de la liste et le noyau dur
En se basant sur une liste élargie à 25 ou 26 joueurs (comme pour l’Euro 2024 et le Mondial 2022), le staff aurait déjà identifié un noyau de 16 joueurs quasi assurés d’y figurer (Maignan, Chevalier, Koundé, Saliba, Konaté, Upamecano, Digne, T. Hernandez, Tchouaméni, Rabiot, Koné, Olise, K. Mbappé, Dembélé, D. Doué, Barcola).
Cette estimation, calquée sur une logique tactique en 4-2-3-1 (ou 4-3-3), laisse environ 10 places à prendre, avec une concurrence particulièrement féroce en attaque comme le rappelle L’Equipe.
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???? Le duel le plus cher : quatre places pour huit attaquants
C’est sur le front offensif que le match de Bakou vaudra le plus cher, avec seulement quatre places à prendre pour au moins huit prétendants sérieux, en l’absence de Marcus Thuram et Kingsley Coman. Ces joueurs ne peuvent pas se permettre de gâcher cette occasion :
- Les jeunes de 2025 : Maghnes Akliouche, Rayan Cherki, Hugo Ekitike.
- Les revenants : Christopher Nkunku, Florian Thauvin.
- Le « vieux » débutant : Jean-Philippe Mateta.
???? L’automne, un coupe-feu pour Deschamps
L’histoire de la sélection sous l’ère Deschamps montre que les rencontres de novembre peuvent être fatales, même après de belles performances :
- 2013 : Après un barrage héroïque contre l’Ukraine (3-0), des joueurs comme Éric Abidal et Samir Nasri ont été écartés.
- 2017 : Le doublé d’Alexandre Lacazette en Allemagne (2-2) fut sa dernière sélection.
- 2021 : Le match « pour rien » en Finlande (2-0), trois jours après le 8-0 contre le Kazakhstan, a été fatal à quatre titulaires (Dubois, Zouma, Digne et Diaby) pour la Coupe du monde suivante.
Conclusion : Si l’on ne gagne pas facilement sa place dans l’équipe de France, il est très facile de la perdre. Le voyage en Azerbaïdjan, malgré son absence d’enjeu pour le classement, représente un examen décisif pour ceux qui rêvent de s’envoler pour l’Amérique du Nord l’été prochain.









