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Avis de tempête à l’OM : l’unité Longoria-Benatia part en fumée ?

Mehdi Benatia vers l'OM

À Marseille, le mistral ne souffle pas que sur le Vieux-Port. Il s’engouffre désormais dans les couloirs de la Commanderie, là où le trio que l’on disait indissociable l’été dernier — Longoria, Benatia, De Zerbi — semble avoir vécu. Derrière les sourires de façade et les discours sur un « projet de trois ans », les fissures apparaissent, profondes et sans doute irréparables.

Le turnover permanent, une marque de fabrique usante

Depuis l’arrivée de Pablo Longoria aux commandes de l’OM en 2021, les chiffres donnent le tournis : six entraîneurs, deux directeurs sportifs, et près de 150 mouvements de joueurs. À Marseille, la stabilité est une notion abstraite. « On ne sait plus qui est qui ici, on en rigole mais c’est affligeant », confie un habitué du centre d’entraînement à La Provence.

La méthode Longoria ? Une exigence qui vire parfois à l’agacement radical. À la moindre vexation, le président « sort » les gens, peu importe le lien d’amitié ou l’ancienneté. Cette valse permanente des kinés, recruteurs et cadres administratifs finit par créer un climat de paranoïa où personne ne se sent à l’abri, même ceux qui touchent les plus gros salaires.

Medhi Benatia : la lassitude d’un homme de l’ombre

Au cœur de ce système, Medhi Benatia commence à saturer. L’ancien défenseur, qui clamait partout que l’OM avait plus besoin de lui que l’inverse, a changé de ton cet automne. S’il n’y a pas eu de clash public, la froideur est là. En coulisses, on murmure que le Marocain ne supporte plus le manque de reconnaissance de son travail, pourtant colossal, dans les médias.

Le divorce silencieux aurait débuté en décembre, lors d’un déplacement en Belgique auquel Benatia n’a pas participé. Depuis, il boude, se détache d’un Longoria désormais très proche d’Alessandro Antonello, le nouveau DG financier. Le duo Benatia-Longoria s’est même évité physiquement avant les fêtes de fin d’année. Un signe qui ne trompe pas.

Roberto De Zerbi tire la sonnette d’alarme

Même le volcanique Roberto De Zerbi, d’ordinaire protecteur envers sa direction, a fini par lâcher une petite bombe en conférence de presse. En rappelant qu’une « grande équipe se construit avec de la cohésion », il a mis ses patrons face à leurs contradictions. Comment bâtir sur trois ans quand l’organigramme change tous les trois mois ?

« Entre eux, c’est tendu, c’est une certitude », glisse un employé du club. Si le navire olympien ne coule pas encore, l’équipage semble prêt à se mutiner ou à quitter le bord. Un grand résultat ce samedi à Paris pourrait agir comme un pansement, mais la cicatrice est là : le fameux projet de stabilité de l’été 2024 a déjà du plomb dans l’aile.

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