L’affaire Negreira continue de secouer le football espagnol, mais la dernière audience du président du FC Barcelone, Joan Laporta, a révélé une fracture entre les parties. La passivité des avocats de la Fédération Royale Espagnole de Football (RFEF) et de LaLiga a été perçue par le Real Madrid comme un manque de volonté de faire éclater la vérité. Des sources proches du club madrilène affirment que leur inaction « témoigne de leur désintérêt pour la vérité », et le Real confirme qu’il n’abandonnera pas le combat.
La RFEF et LaLiga accusées de passivité
Lors du témoignage de Laporta devant le juge, l’avocate de la RFEF, Beatriz Seijo, n’a posé aucune question. L’avocat de LaLiga, Francisco Martínez (représentant Javier Tebas), s’est contenté d’une seule question : celle de la présence du fils d’Enríquez Negreira aux côtés d’arbitres au Camp Nou.
Cette inaction est perçue par le Real Madrid comme la suite logique des propos du président du Comité technique des arbitres (CTA), Fran Soto, qui souhaitait « oublier » l’affaire. Seul Javier Tebas avait été plus précis, estimant que si corruption sportive il y avait, elle n’allait « pas au point de truquer des matchs » et qu’il ne serait « pas possible de le prouver ».
Laporta se défend et le Real maintient la pression
Laporta a rejeté les accusations de corruption. Il a déclaré que le Barça avait reçu « plus de 600 rapports techniques » justifiant les paiements de 7,3 millions d’euros à l’ancien numéro deux de l’arbitrage et à son fils selon des informations du journal espagnol AS ce lundi. Le président du Barça a précisé qu’il n’avait jamais rencontré Enríquez Negreira, et que cette pratique avait été « héritée des précédents dirigeants », malgré le versement de plus d’un million d’euros sous son seul mandat.
Malgré cette défense, le Real Madrid refuse d’abandonner et restera partie civile jusqu’à ce que le tribunal d’instruction n° 1 de Barcelone rende un jugement définitif sur cette affaire qui vise à déterminer si ces paiements visaient à influencer les décisions arbitrales.









