jeudi, juin 13, 2024

Boli, Govou et Ben Mabrouk évoquent Bernardo Casoni

Bernard Casoni, coach d’Orléans en National, est accusé de propos racistes par certains de ses joueurs. Une situation qui étonne Sydney Govou qui a eu l’ancien Marseillais comme entraineur à Evian-Thonon-Gaillard.

Bernard Casoni a été suspendu de ses fonctions à titre conservatoire alors que le club d’Orléans en National a diligenté une enquête interne pour des accusations de racisme envers l’entraineur. Interrogé sur ce qu’il pensait de cette affaire, Sydney Govou, qui a été entrainé par Casoni en Ligue 1, s’étonne tout en laissant entendre que des paroles « acceptées » il y a quelques années ne peuvent plus l’être désormais : « C’est quelqu’un que j’ai vraiment apprécié en tant que coach et en tant qu’homme. Ses propos ne sont pas beaux, pas classes, mais ça fait partie des choses qu’il était possible de dire avant et qui aujourd’hui ne passent plus. J’ai accepté certaines choses dans des vestiaires, que je ne laisserais peut-être plus passer aujourd’hui. Je n’ai pas de problème à ce que la loi le condamne. Mais humainement, je n’ai pas envie qu’on le condamne. Il a été stupide comme beaucoup de gens de 50-60 balais qui se permettent des choses… » explique dans Le Parisien, l’ancien Lyonnais devenu consultant.

Boli s’étonne pour Bernard Casoni

Basile Boli qui a joué aux côtés de Bernard Casoni s’étonne également que l’on dise que Bernard Casoni est raciste : « Caso, raciste ? Je ne crois pas, avance Basile Boli, 56 ans, qui forma souvent avec lui la charnière centrale à l’OM. Bien au contraire, il aurait plutôt tendance à favoriser les Blacks et les Arabes avec lesquels il a grandi dans son quartier, du côté de Cannes. Didier Wacouboué (jeune stoppeur de l’OM décédé prématurément, à 27 ans), paix à son âme, l’appelait papa… Sur d’autres que lui, je pourrais avoir des doutes, pas sur lui » assume le buteur victorieux d’un soir de mai en 1993.

Ali Ben Mabrouk, ancien coéquipier de Casoni au Matra Racing (1988-1989) est lui aussi surpris par ces accusations : « L’homme que j’ai connu n’était pas raciste. C’était un bon vivant, toujours de bonne humeur à faire des blagues avec Pascal Olmeta. Plus jeune, il a beaucoup joué à Toulon, au stade Mayol, au milieu de gens issus de l’immigration. Après, en tant qu’entraîneur, il a beaucoup travaillé au Maghreb… Je pense qu’il ne peut s’agir que de propos maladroits de sa part » précise-t-il.

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