Le Real Madrid s’enfonce dans la crise après sa défaite en Ligue des champions face à Manchester City. L’ancien champion du monde, Xabi Alonso, est désormais sous une pression maximale, n’ayant remporté que deux de ses huit derniers matchs après un début de saison quasi parfait. Malgré un conflit de culture évoqué en interne et un style de jeu strict qui ne fait plus l’unanimité, l’entraîneur espagnol a défendu ses joueurs : « Ils ont livré une prestation intense, digne d’un match de Ligue des champions. Ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes, donc je n’ai rien à redire. » Un soutien réciproque, mais qui peine à rassurer la presse madrilène.
Série noire et soutien « à 100 % » des joueurs
Le Real Madrid, deuxième en Liga et en difficulté en Ligue des champions (cinq défaites en phase de groupes depuis deux ans), traverse sa période la plus sombre depuis l’arrivée d’Alonso. Si les supporters estiment que le problème vient de l’application des consignes par les joueurs, ces derniers, par la voix de Jude Bellingham, ont tenu à afficher leur solidarité avec leur entraîneur :
« Personnellement, j’entretiens d’excellentes relations avec lui, et beaucoup de gars aussi. » (BBC Football)
L’international anglais assure que personne « ne baisse les bras » ni « ne se plaint », reconnaissant que l’équipe a « déçu » lors des deux derniers matchs. Malgré ce soutien, la série noire continue et Alonso, lui-même, semble « boiter match après match ».
Le verdict pessimiste de la presse madrilène
Alors que le Real Madrid est distancé par le Barça en Liga et ne doit sa place en top 8 de la LDC qu’à la différence de buts, la presse espagnole se montre alarmiste quant à l’avenir de Xabi Alonso. Juan Castro, journaliste pour Marca, a exprimé son pessimisme sur BBC Radio 5 Live :
« C’est une défaite de plus à domicile, une défaite de plus d’affilée. C’est assez difficile à encaisser pour un entraîneur. […] Pour l’instant, au Bernabéu, tout tourne autour de Xabi Alonso. C’est la vérité. »
Selon Castro, le président Florentino Pérez n’accepte « en aucun cas, la défaite », ce qui rend l’avenir du coach incertain, d’autant que les options de remplacement restent limitées.









