C’est un climat électrique qui escorte l’Olympique de Marseille pour son rendez-vous européen en Belgique. Le stade de l’Union Saint-Gilloise n’étant pas aux normes UEFA, la rencontre se jouera au Lotto Park, antre du rival historique, Anderlecht. Face aux menaces de heurts entre ultras marseillais et mauves, potentiellement rejoints par des Lyonnais, les autorités bruxelloises ont pris des mesures radicales. Le constat des pouvoirs publics est sans appel : « Il ressort l’existence de risques sérieux de confrontation entre groupes de supporters appartenant aux ultras de l’OM et du RSC Anderlecht. »
Un arrêté préfectoral strict : « Identifiés comme tels »
La présence des supporters phocéens dans les communes de Saint-Gilles et d’Anderlecht est strictement encadrée selon des informations de La Provence ce lundi matin. Dès ce matin, tout fan marseillais « identifié comme tel » se voit interdire de circuler librement sous peine d’arrestation immédiate en amont du match de Ligue des Champions entre l’Union St-Gilloise et l’OM.
Contrairement aux déplacements habituels à Madrid ou Lisbonne, aucune flânerie en centre-ville ne sera tolérée. Les 1 000 supporters olympiens attendus devront se plier à un protocole militaire :
« Un point de rendez-vous a été donné à la frontière d’où la délégation olympienne sera directement escortée, en car, jusqu’au stade. »
L’ombre d’Anderlecht et des alliés lyonnais
Si les supporters de l’Union sont réputés pour leur philosophie pacifiste et cosmopolite, l’inquiétude se cristallise sur les ultras du Sporting d’Anderlecht, qui verraient d’un mauvais œil l’invasion de leur stade. Les autorités redoutent également l’ingérence d’ultras lyonnais, proches des Mauves, venus pour en découdre.
Pour apaiser les tensions, l’USG a fait un geste financier et symbolique fort :
- Versement d’un million d’euros à Anderlecht pour la location.
- Fermeture des virages habituels des Mauves « par respect ».
- Distribution gratuite de places aux enfants de la commune.
Malgré ces efforts, le Lotto Park sonnera plein (19 000 places) dans une ambiance sous haute surveillance, où le moindre faux pas sécuritaire pourrait transformer cette fête du football en « psychodrame ».










