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Aurélien Tchouaméni se confie sur sa blessure, son rôle de « quarterback » et les sifflets du Bernabeu

Aurélien Tchouaméni débarque au Real Madrid

Le vice-capitaine de l’équipe de France, Aurélien Tchouaméni (25 ans), a manqué le dernier rassemblement des Bleus en raison d’une blessure au genou. Depuis Madrid, où il a reçu L’Équipe, le milieu de terrain a fait le point sur sa nouvelle dimension au Real Madrid et en sélection, le problème de la charge de travail et la force mentale nécessaire pour s’imposer au plus haut niveau. Des confidences qui révèlent un joueur mature, déterminé à tout gagner.

🎙️ L’interview : La charge de travail et la pression du Real

🤕 L’alerte sur le nombre de matchs

Aurélien Tchouaméni s’est blessé juste avant la trêve, une situation qu’il attribue au calendrier surchargé :

Aurélien Tchouaméni : « On joue beaucoup, de plus en plus. Nos corps sont mis à rude épreuve. Regardez les blessures : il y en a de plus en plus, en majeure partie liées à l’augmentation du nombre de matches. » explique-t-il dans un entretien accordé à L’Equipe.

Le joueur a senti le danger monter avant le match contre Liverpool : « J’avais une douleur. Dans les dernières minutes, j’ai senti que si je faisais un sprint de plus, je pouvais me péter. Mais là, pour pas mal de semaines. »

Le rôle et l’ambiance chez les Bleus

Malgré sa blessure, le milieu a échangé avec Didier Deschamps, montrant son attachement à la sélection : « Ça me fait ch… de ne pas venir. Pour moi, jouer en sélection, c’est toujours important. »

  • Confiance : Les Bleus ont un vivier impressionnant, ce qui rend l’intégration des jeunes plus facile (Maghnes Akliouche, Manu Koné, Rayan Cherki).
  • Coupe du monde : Tchouaméni est confiant pour le Mondial 2026 : « J’ai juste envie de gagner en vrai. »
  • Dernier cadeau pour Deschamps : « Je pense que tous les gars dans le vestiaire, on a envie de lui faire ce dernier cadeau [la Coupe du monde]. »

Sentinelle ou double pivot ?

Le joueur se sent plus à l’aise en sentinelle (numéro 6) :

Aurélien Tchouaméni : « Si je dois choisir, j’aurais tendance à répondre 6 parce que cela ne dépend que de toi. Tu te positionnes en fonction des espaces. »

Il évoque sa conversation avec le quarterback des Dallas Cowboys, Dak Prescott, sur le positionnement et l’environnement de pression, se décrivant comme un « quarterback du football européen » grâce à ses passes longues précises (« 13 longues sur 16 tentées » en LDC).

Le Real Madrid et la reconnaissance

Malgré les éloges de son entraîneur, Xabi Alonso, Tchouaméni reste lucide sur la perception du public :

  • Rôle : « Quand le Real vient me recruter (en 2022), c’est pour que je fasse du Tchouaméni, pas pour être créateur en plus du milieu défensif. »
  • Ambition : « J’ai très faim et veux gagner plus de Championnats et de Ligues des champions. »

Le test du mental au Bernabeu

L’un des moments clés de sa carrière fut l’épisode des sifflets du Bernabeu, après un Clasico compliqué.

  • La scène : Contre le Celta Vigo, après avoir été sifflé à l’annonce de son nom, Tchouaméni est sifflé à chaque prise de balle.
  • La réaction : « Là, deux solutions : soit tu plonges, soit tu joues ton match et au fur et à mesure des bonnes actions, les sifflets vont s’atténuer. J’avais fait un gros match ce jour-là. »
  • La conséquence : Cet événement est « un moment important de ma carrière qui m’a permis de franchir un cap » et lui a valu une reconnaissance de ses coéquipiers qui lui ont dit : « T’as des couilles, toi ! » et du coach.

Le mental est la clé. Interrogé sur la difficulté entre les sifflets du Bernabeu et un penalty en finale de Coupe du monde, il répond : « Pas le penalty, parce que c’est notre boulot. […] Et si en juillet 2026, cela se termine par une telle séance, il faut y aller. »

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