La courte victoire (3-1) des Bleus en Azerbaïdjan, lors des qualifications pour le Mondial 2026, a permis de clarifier les dynamiques défensives de l’Équipe de France. À quelques mois de l’envoi de la liste des 26 joueurs, une tendance lourde se dégage. Si l’on écarte l’intouchable Mike Maignan dans les buts, c’est un quatuor composé de Jules Koundé, William Saliba, Dayot Upamecano et Lucas Digne qui semble le mieux placé pour débuter la compétition aux États-Unis, tant la concurrence semble limitée à certains postes.
📝 La hiérarchie défensive des Bleus
Didier Deschamps a beau affirmer que « la concurrence existe toujours », les rencontres de l’année 2025 ont mis en lumière un déficit de densité, notamment dans les couloirs, confirmant la nécessité de s’appuyer sur une base solide.
🛡️ Saliba et Upamecano ont pris de l’avance
La charnière centrale a connu des débats, mais la paire Saliba-Upamecano semble avoir pris des « longueurs d’avance » sur ses concurrents selon L’Equipe.
- Ibrahima Konaté en difficulté : Après avoir raté l’Euro 2024 sur le banc, le défenseur de Liverpool peine à retrouver son meilleur niveau. Ses performances, comme celle de dimanche à Bakou, n’ont pas balayé le débat autour de son irrégularité. S’il est une personnalité influente, il doit absolument « monter le curseur » pour inquiéter Deschamps.
⬅️ Le flanc gauche, la zone d’ombre
C’est sur le couloir gauche que le manque de solution est le plus criant, malgré les dires de Deschamps.
- Lucas Digne, la garantie : Le latéral d’Aston Villa offre aujourd’hui « beaucoup plus de garanties » que ses concurrents, que ce soit avec ou sans ballon.
- Lucas Hernandez en péril : Le défenseur du PSG est en grande difficulté. Devancé sur le but azerbaïdjanais, il n’offre plus (pour l’instant) de garanties suffisantes pour le très haut niveau. Seuls son expérience et son statut de gaucher le maintiennent dans le groupe, Deschamps n’ayant guère d’alternative naturelle (à moins de choisir un droitier comme Pavard ou Badé).
- Theo Hernandez en quête de forme : Brillant en 2021 et 2022, le latéral d’Al-Hilal court après sa meilleure forme et n’a pas réussi à « renverser la table » dimanche.
➡️ La droite, seule zone de (petit) débat
Si débat il y a, il se situe sur le côté droit, où un jeune joueur bouscule la hiérarchie établie.
- Malo Gusto, le dynamiteur : Le latéral montre de la personnalité à chaque sortie et a été double passeur décisif contre l’Azerbaïdjan.
- Jules Koundé, l’intouchable : Malgré la performance de Gusto, le crédit de Koundé est immense et son statut de titulaire ne sera remis en question que s’il « s’écroule » dans les mois à venir, même s’il est jugé « en difficulté sur le plan athlétique ».
🔎 Conclusion : La nécessité de rassurer
La fébrilité montrée par certains joueurs (notamment dans le premier quart d’heure contre l’Azerbaïdjan) renforce le constat d’un manque de concurrence saine. Deschamps, même s’il cherche à rester optimiste, doit s’assurer que ses cadres retrouvent leur meilleur niveau avant le grand rendez-vous américain. La charnière centrale et le flanc gauche sont les postes où la vigilance doit être maximale, car la chute de niveau, comme l’a rappelé le cas des Hernandez, peut être rapide et dangereuse. Le quatuor Koundé-Saliba-Upamecano-Digne est le plus crédible pour le match d’ouverture, mais la progression de Malo Gusto est le seul véritable motif d’espérance de voir cette hiérarchie évoluer.









